Podeliha cultive la biodiversité sur son patrimoine
Avec 380 espaces paysagers gérés, Podeliha fait de ce patrimoine un levier majeur de sa politique environnementale. Objectif : faire reconnaître la qualité de ses pratiques à travers la labellisation EcoJardin, tout en renforçant la connaissance de son patrimoine grâce à un vaste travail d’inventaire.
Labellisation EcoJardin : valoriser et faire progresser les pratiques
Depuis plusieurs années, les jardiniers de la régie de travaux mettent en œuvre des pratiques concrètes en faveur de la biodiversité. « Nous n’utilisons plus de pesticides depuis de nombreuses années, nous avons développé des prairies fleuries et installé des nichoirs, souligne Stéphane Palussière, chef d’équipe jardiniers. Nous posons aussi des copeaux dans les massifs pour conserver la fraîcheur des sols et limiter les interventions », détaille-t-il.
Autre évolution majeure : la fin de la gestion standardisée. « Tous nos collaborateurs sont formés à la taille raisonnée. Il n’y a plus de taille systématique chaque année. Nous intervenons en fonction de la saison, de la plante et de la biodiversité présente. Nous respectons les périodes de nidification. Nos collaborateurs ont d’ailleurs bénéficié d’une formation avec la LPO sur les enjeux de la biodiversité. »
Ce savoir-faire et cette attention portée à la biodiversité et la qualité de vie des clients-locataires, Podeliha entend les faire reconnaître à travers la labellisation EcoJardin. « L’objectif est de montrer et valoriser ce qui est déjà fait, mais aussi d’aller plus loin. C’est aussi une opportunité d’apprendre à gérer encore mieux, de manière plus écologique, des espaces urbains ». Cinq sites – un par équipe de jardiniers – seront présentés à la labellisation.
Mieux connaître pour mieux protéger : vers une gestion différenciée
En parallèle, Podeliha a engagé un inventaire sur les sites candidats à la labellisation, pour mieux connaître ces espaces verts et adapter les pratiques à chaque site. Chacun de ces espaces paysagers est analysé finement pour mieux comprendre ses caractéristiques écologiques : « nous réalisons des inventaires sur les plantes horticoles, leur impact et intérêt sur la biodiversité. L’objectif est d’améliorer notre connaissance de la faune et de la flore sauvage », explique Pierre-Marie Clercq, technicien biodiversité. À la suite de cet inventaire, « nous allons mettre en place un plan de gestion différenciée pour continuer d’améliorer nos pratiques et répondre aux critères du label EcoJardin : gestion de l’eau, des sols, développement durable des espaces verts, poursuit-il. L’idée est d’adapter les interventions à chaque espace : son sol, ses usages, ses spécificités. Il ne s’agit pas d’appliquer un plan rigide, mais de développer une gestion spécifique à chaque milieu pour en réduire les impacts. »
Au-delà des enjeux environnementaux, cette gestion raisonnée est aussi bénéfique pour les résidents. « Cette volonté d’améliorer la biodiversité sur nos sites permet aussi de maîtriser les coûts de gestion, indique Stéphane Palussière, nous expliquons par exemple aux clients-locataires que la fauche tardive nous permet d’intervenir autrement sur leur résidence. »
Une double démarche – labellisation et gestion différenciée – au service des habitants comme de l’environnement.